Pour les curieux...ou pour ceux qui s'intéressent à mes essais de couleurs...
27 octobre 2009
07 octobre 2009
24 septembre 2009
la Voix Du Nord mercredi 23 septembre 2009
Les arts plastiques s'enracinent aux Hauts-Champs
mercredi 23.09.2009, 04:54 - La Voix du Nord
Cela fait un an que l'atelier d'arts plastiques proposé par le centre social des Hauts-Champs existe pour les adultes. Suite à leur succès, les séances de pratique artistique, encadrées par Nicole Fraysse, reprennent cette année encore.
Elles se déroulent non plus le mardi mais le jeudi de 14 h à 16 h toute l'année et hors vacances scolaires. Ces cours sont ouverts à tous. Le centre social privilégie les gens du quartier, mais accepte également ceux d'autres communes que Roubaix et Hem. Nicole Fraysse est soucieuse de rendre la confiance en soi à ses élèves via la pratique artistique. Ce n'est pas un cours académique, mais un atelier où on s'exprime, on expérimente, et on s'expérimente, aussi, en toute convivialité. " Les thèmes abordés pendant l'année sont divers : l'écriture, la nature, le portrait, l'autoportrait... Nicole Fraysse travaille à partir de peintres connus.
Les supports et les techniques sont aussi différents : peinture, acrylique, crayon, fusain, collage, craies grasses. Une fois par mois, des sorties culturelles sont également proposées. Pour l'année 2008-2009, les participants avaient assisté à de nombreuses expositions dont à Lille, dans le cadre de Lille 3000, à l'Hospice Comtesse, à Roubaix au musée de la Piscine... En juin, les oeuvres réalisées sont exposées au centre social. •
> Pour tout renseignement, inscriptions, tarifs, s'adresser à l'accueil du centre social ou par téléphone auprès de Nicole Fraysse au 03 20 75 49 62 ou nfraysse@cshautschamps.fr.
07 septembre 2009
article de presse La Voix Du Nord
26 juin 2009
vernissage atelier d'arts plastiques adulte





quelques photos des travaux réalisés par les adultes fréquentant l'atelier de pratique artistique du Centre Social des Hauts Champs à Hem.
J'anime cet atelier depuis un an et je découvre des talents cachés...Eloignées de l'Art toutes ces personnes se donnent avec sincérité dans la création. Je ne peux que les encourager à poursuivre cette aventure dès la rentrée prochaine.
Je les remercie de me faire confiance.
19 juin 2009
30 mai 2009
rené Peccolo cliquez! c'est extraordinaire!!
25 mai 2009
En 1982, en écoutant France Inter j’ai découvert « Tendresses et Rage Chansons Yiddish » d’Ami Flammer/ Moshe Leiser/ Gérard Barreaux » aux éditions Ocora de radio France. J’avais 19 ans et je ne connaissais encore rien aux musiques du monde.
Je suis tombée amoureuse de ces mélodies. Depuis je n’ai de cesse d’écouter les musiques slaves, des Balkans, Tziganes et autres parties du monde.
Je ne me l’explique pas. C’est ainsi; ça fait partie de ma vie. 28 ans que ça dure !!!
En préparant « une journée chez Vladimir... », ne sachant pas ce qui allait sortir de mes mains et de mon imagination, ces musiques m’ont guidée. Au fur et à mesure que je les écoutais (en boucle) des visages que j’ai qualifié « de l’Est » sont apparus. Peut être n’y verrez vous que des visages communs et ordinaires, oui ordinaires mais d’ailleurs.
Je sais qu’ils vivent là bas quelque part où je ne suis jamais allée. Sur ces terres parfois hostiles, tourmentées, vivantes et oh combien surprenantes.
Trois musiques sont à l’origine de ce travail :
Amira Chanteuse Bosniaque avec son album « Rosa »
Héléna Frolova (cliquez et écoutez)...chanteuse russe avec son album « Zerkalo »
Et la bande originale du film « le temps des gitans » de Goran Bregovic.
03 mai 2009
Jeudi 30 avril , Nicole Fraysse est venue à l’école avec ses deux filles.
Elle était en vacances dans le Cantal , son pays d’origine.
Nous lui avons posé des questions sur son travail de peintre . Elle nous a expliqué comment elle avait travaillé avec les livres. Elle a beaucoup aimé les tableaux que l’on a réalisés.
Actuellement , elle prépare une exposition autour des portraits . Elle dessine des têtes sur les pages de vieux livres ou les peint sur les toiles minuscules . Elle a fait aussi des têtes où l’on ne voit que le bas du visage comme si c’était une photo mal prise.
Elle est très gentille et nous avons beaucoup aimé la rencontrer.
Nous avions quatre toiles d’elle exposées à l’école depuis la fête de rentrée du mois de septembre.
Elle en a offert une que nous allons mettre dans notre école. Quelle bonne surprise !
C’est une artiste simple , très humaine . Quelle rencontre émouvante !
fil à livre s'exporte dans le Puy de Dôme!!
fil à livre s'exporte dans le Puy de Dôme!!
fil à livre s'exporte dans le Puy de Dôme!!
quelle jolie rencontre jeudi 30 avril dans ce joli petit village du Puy de Dôme Chapdes Beaufort où m'attendaient 56 enfants de 2 ans et demi à 11ans...
Ce projet a vu le jour l'an passé lorsque Isabelle, la directrice a découvert un article de presse consacré à Fil à Livre...L'idée lui est venue de travailler ensemble. Hèlas la distance ne facilitait pas les choses alors je lui ai proposé de lui laisser quelques toiles et la liberté de travailler sur un thème avec les enfants des trois classes de l'école.
Pendant l'année scolaire, les enfants ont créée et j'ai découvert de très jolies toiles...
Voici le travail et la rencontre de jeudi dernier...
19 avril 2009
10 mars 2009
atelier adulte: animation artistique
14 janvier 2009
20 septembre 2008
expo
La Galette de Moulins ... restaurant d'application de la Protection Judiciaire de la Jeunesse...ouvert du mardi au jeudi de 11h30 à 14h...
article de presse 18 septembre 2008
Un nouvel atelier d'arts plastiques pour les adultes
jeudi 18.09.2008, 04:54 - La Voix du Nord
| HEM |
Pour cette rentrée 2008, le centre social des Hauts Champs propose une nouveauté : un atelier d'arts plastiques pour adultes. Ces rencontres se dérouleront le mardi après-midi, toute l'année et hors vacances scolaires.
Cet atelier, qui s'adresse aussi bien aux femmes qu'aux hommes de Hem et d'autres communes, est encadré par une artiste plasticienne, Nicole Fraysse. Travailleur social depuis plusieurs années au centre, Nicole Fraysse animera ces séances le mardi de 14 h à 16 h 30.
« Ce ne sera pas un cours académique. Nous ne sommes pas aux Beaux-Arts. Cet atelier a été créé pour permettre de s'exprimer avec différentes techniques » confie-t-elle. Collages, encre de chine, peintures, dessins, calames... seront travaillés pour les maîtriser. Le portrait, l'autoportrait, l'écriture sont des thèmes retenus actuellement.
Cet atelier donnera également l'occasion de réaliser des sorties culturelles et de découvrir des expositions. •
> Pour tout renseignement, horaires, tarifs, inscriptions, s'adresser à l'accueil du centre social ou par téléphone auprès de Nicole Fraysse au 03 20 75 49 62.
13 septembre 2008
Exposition aux Hauts Champs des travaux des jeunes de l'atelier Relais
mardi 20.05.2008, 05:03 - La Voix du Nord
| HEM |
Durant quatre semaines, onze jeunes issus des villes de Hem, Leers, Wattrelos et Tourcoing ont participé à l'atelier Relais. Vendredi, au centre social des Hauts Champs, une exposition de leurs travaux en arts plastiques était présentée aux familles, enseignants et tuteurs.
Cette action, coordonnée par Rachid Hajd-Arab avait réuni plusieurs partenaires dont les CEMEA, (centre d'entraînement aux méthodes d'éducation active), association basée à Lille, l'Education nationale, l'école Jean-Jacques-Rousseau de Roubaix et le centre social des Hauts Champs de Hem.
Tous les jours, pendant quatre semaines, ces collégiens de 4e et 3e, filles et garçons, ont suivi divers ateliers dont celui d'arts plastiques animé par Nicole Fraysse, des séances de projection vidéo sur l'individu avec l'association Hors Cadre et avec le CEMEA pour des activités dans le domaine manuel et physique. Des sorties et visites ont été également mises en place comme celles du centre équestre de Roubaix-Villeneuve d'Ascq, du centre de tri d'Halluin.
Les onze élèves ont suivi avec assiduité tous ces ateliers et ont même partagé tous les midis le repas au restaurant de l'école Lavoisier. Peintures, modelages, sculpture, dessins étaient exposés afin que les familles puissent apprécier le travail de leurs enfants. • Isabelle DUMOULIN (clp)
13 août 2008
15 juin 2008
tacheles...
Le Tacheles, célèbre centre multiculturel de Mitte fête ses 18 ans en février. Un anniversaire qui pourrait être le dernier. Le bail, qui lie le propriétaire du bâtiment, le groupe immobilier Fundus, et les artistes de l'association Tacheles e.V, s'achève le 31 décembre 2008, signant peut-être la fin de l'ancien fleuron de la scène alternative berlinoise, déjà accusé de s'être compromis
Le Tacheles est-il encore fidèle à sa légende? (Photo. M. N.)
Au bureau de l'association Tacheles e.V, on se veut rassurants : "On ne comprend pas cette effervescence médiatique. Pour nous, il n'y a pas de surprise, on savait très bien que le bail prenait fin. C'est seulement dans un an. On se consacre sur la trentaine d'artistes qui sont chez nous en ce moment."
Pourtant, l'avenir du Tacheles est bel et bien incertain, malgré l'afflux incessant des touristes. Le bâtiment de cinq étages, tagué, peint, restauré à certains endroits, évoquant une ruine à d'autres, détonne dans le quartier de Mitte.
Le Tacheles serait l'un des lieux les plus photographiés à Berlin. Beaucoup pensent immortaliser un de ces squats qui a contribué à la réputation alternative de la capitale allemande. Pourtant, en fait de squats, ce sont uniquement des ateliers qui se trouvent là.
Du "parler franc" à Roberto Zucco, 18 ans de contestation
En février 1990, un collectif d'artistes investit un des nombreux bâtiments laissés à l'abandon à Berlin-Est. Après des altercations avec la police, ils créent l'association Tacheles e.V, donnant ainsi l'impulsion qui va faire de la ruine de la Oranienburgerstrasse un lieu phare de la culture alternative. Une vingtaine d'ateliers sont ouverts, les artistes affluent, les happenings et les expositions se succèdent. Entre 1990 et 1993, l'utopie d'un collectif qui entendait promouvoir l'art libre et le "créer ensemble" devient réalité. Leur mot d'ordre : le parler franc, direct, "tacheles" en yiddisch.
Vient le temps de la reconnaissance publique et institutionnelle, quand l'endroit reçoit des subventions du quartier de Mitte comme du Sénat aux affaires cuturelles, provoquant au passage l'explosion du collectif de départ. Le Tacheles se trouve pris dans des enjeux politiques et financiers qui le dépassent. En 1996, l'Etat veut revendre le terrain de 3 hectares, le Sénat gèle les subventions. Le groupe immobilier Fundus achète le bâtiment et joue la conciliation en proposant un bail de 10 ans pour 1 mark symbolique, en échange de l'acceptation de rénovations et d'un aménagement futur. Acculée, l'association accepte le marché, mais fait face aux critiques qui l'accusent de vendre son âme au diable. L'ancienne scène contestataire est entrée dans l'âge adulte, celui des compromis, voire des compromissions. Les vieux de la vieille se désolent même d'un projet artistique qui sombrerait dans le conventionnel et se rappellent avec nostalgie les beaux jours d'un lieu qui a vu le Roberto Zucco de Koltès créer l'évènement en 1996.
Mais Tacheles e.V paraît décidée à aller de l'avant. Le groupe immobilier a annoncé vouloir construire un complexe haut de gamme sur le terrain du Tacheles. Conscient de l'attrait symbolique du lieu, Fundus se verrait bien intégrer le bâtiment aux futures constructions. L'ancien fleuron de la scène off, aux aspirations libertaires, serait en phase de négociations. Plutôt confiant, et conscient que personne n'a intérêt à la fermeture du lieu, ni la ville de Berlin qui s'enorgueillit d'abriter une scène alternative, ni Fundus.
Le 13 février, le Tacheles fêtera ses 18 ans comme il se doit, en ouvrant les ateliers de tous les artistes hébergés. L'occasion ou jamais de prouver aux nostalgiques qu'ils se trompent. L'association, qui parle d'"une belle aventure" passée, semble bien décidée à en vivre une autre, dans un autre Berlin.
13 juin 2008
10 juin 2008
08 juin 2008
07 juin 2008
convalescence
Comme j'aime cette "condamnation"!!
Je vais m'essayer, une fois de plus, à l'expérimentation, approfondir la peinture à l'huile mais également le dessin au fusain... Chaque étape du travail sera photographiée et commentée ici.
Mais peut être que l'imagination et le besoin de créer partiront dans un autre sens...
Celui du hasard...
06 juin 2008
Convalescence
j'y retournerai en juillet; en attendant je peins et travaille à la maison... dans l'atelier liliputien de Croix!
20 avril 2008
le printemps est revenu!
19 avril 2008

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Amnesty International
05 avril 2008
Elle me rappelle que j'aurais aimé chanter certains de ces airs venus d'ailleurs, de très loin...Plus encore que de peindre.
26 mars 2008
animation atelier relais 2008
23 mars 2008
05 mars 2008
Berlin
voyage à Berlin,
voyage à Berlin
21 février 2008
20 février 2008
15 février 2008
fais ta vie, loin des mauvais apôtres
débarasse toi des préjugés, des conseils, des idées reçues
qu'il ne faut pas recevoir
regarde, écoute, médite
compare et pars
crois d'abord
si tu as de la chance de croire en quoi que cesoit
cultive ta foi
prend conscience du privilège qu'elle te confère
de la force inouïe qu'elle te donne
ce qu'il y a de merveilleux dans la foi
c'est le pouvoir de se dépasser
de se donner à fond librement
et de lutter pour monter
pour monter avec des ailes
car tout lemonde a des ailes alors vas- y
déploie les tiennes toutes neuves
monte et tu verras comment c'est émouvant
poignant, ennivrant d'être haut dans le ciel
dans la vraie lumière
loin de ceux qui ne sontplus que de minuscules tâches noires sur le sol gris
loin de ceux qui rampent sans jamais avoir essayéde faire autre chose
et se contentent de leur insuffisance et de leur paresse qu'ils transforment en humilité
parfois au génie méconnu
tout cela bercé de regrets éternels,
de "si j'avais su " et autres fariboles auxquelles une fausse morale apporte son adhésion
alors oui , décide hardiment de ta vie, sois maitre de ton sort, de ton essor,
en dépit des critiques de ceux qui croient avoir raison, dans la mesure où ta façon de voir , de vivre, les dérange
fais dérailler le train-train sans joie de leur petite routine
jusqu'au jour, où ton rayonnement leur fait du bien
les guérit de leurs angoisses cachées
les libère de leurs démons funèbres, pourrissant derrière des portes fermées dans des couloirs sans issues.
Ce jour là , je te l'affirme, tu auras gagné, gagné sur toute la ligne
oui garde ta foi, garde la toujours dans ton coeur sans chercher la raison
la raison peut se tromper , le coeur est infaillible.
Charles TRENET
10 février 2008
après sa mort, en 1890, Vincent Van Gogh, qui n'avait vendu qu'une toile de son vivant, a influencé toute une génération d'artistes.
En France: Derain, Vlaminck, Matisse, que l'on appellera bientôt les «fauves». En Allemagne et en Autriche, les futurs expressionnistes sont emballés, comme le montre l'exposition d'Amsterdam: Kirchner, Heckel, Kandinsky, Klee, Klimt, Kokoschka, mais aussi Egon Schiele, jeune peintre surdoué, à l'existence fulgurante. Ces artistes transforment en mythe l'histoire tragique de Van Gogh. Sa technique, fondée sur la nervosité de la touche, l'exagération des lignes et des couleurs, leur permet de rendre l'expression des sentiments et des émotions. Alors que s'exacerbent les tensions qui mèneront à la Première Guerre mondiale, ils trouvent dans cette peinture exaltée une manière de restituer leurs propres angoisses.
Les tableaux
Vingt-cinq années séparent les Tournesols, réalisés par Van Gogh en 1889, des Tournesols fanés peints par l'Autrichien Egon Schiele en 1914. La filiation est évidente, même si les premiers irradient de lumière alors que les seconds exhalent le deuil et la tristesse.
Les motifs
Les couleurs vives de la palette de Van Gogh ont moins retenu l'attention d'Egon Schiele que les lignes et les contours, contrairement à la plupart des expressionnistes. Les Tournesols fanés, sorte de grands yeux vides et noirs, en sont l'illustration. Les fleurs et les feuilles lourdement ourlées de noir accentuent le caractère lugubre de la scène. Le soleil lunaire qui se profile dans le fond évoque le crépuscule d'un monde qui s'effondre.
L'interprétation
Aux antipodes du tableau solaire de Van Gogh, celui de Schiele - appelé aussi Soleil d'automne - apparaît comme le symbole de la souffrance humaine dans une Europe dévastée par la guerre. L'Autrichien fait partie des artistes qui se sont identifiés à Van Gogh, endossant le rôle de martyr de l'art moderne. Il ne se suicidera pas, mais, comme Vincent, il mourra jeune, de la grippe espagnole, à 28 ans.
Van Gogh et les expressionnistes. Musée Van Gogh d'Amsterdam.
03 février 2008
femme, peintre , mère....
Peindre n'est il alors qu'un loisir? pour faire plaisir à ceux qui nous le demande on dira oui, pour les autres on expliquera que c'est une passion qui se niche au fond du ventre et que l'on fait vivre...une fois les courses finies, le ménage terminé, les enfants couchés....Les week ends de rare liberté...
Et puis vient le temps des possibilités: expositions, présentation, partage...
Et la question , la première question "alors tu as vendu?..."...Mais jamais "ils ont aimé?...", "... combien sont venus voir...?, "Comment t'est venue cette idée..." etc etc...
Femme peintre? Femme créatrice? Femme imaginative?
Mère poule? Mère responsable? Mère pressée...
Femme, mère qui peint?
Mère femme qui peint?
Mère qui peint?
Qui peint?
Peint....
oui...
Mon Dieu que c'est difficile de créer, d'aimer, d'élever....
Mon Dieu que c'est cruel d'être encore dominé par le masculin...
Un peintre? Une peintre?
Un artiste? Une artiste?
Et que c'est doux de mettre les mains dans les couleurs, dans l'encre, dans l'huile, dans les pigments.... De se demander ce qui va arriver lorsque le pinceau se met à danser sur la toile...Sans réellement savoir ce qui va se passer, quelle surprise va surgir du grattement du couteau sur la matière déjà en place...
Homme ou femme la surprise est toujours là, cruelle, désespérante parfois, sublime aussi ....
Mon Dieu que c'est difficile d'être femme, peintre , mère...
02 février 2008
témoignages, femme et peintre...
Valérie Favre, comédienne acrylique
Valérie Favre devant sa dernière toile (VF) Mon hôte a le regard pétillant et une allure nonchalante qui contraste avec sa productivité et sa renommée dans le milieu de l’art contemporain. Successivement actrice, peintre puis professeur aux Beaux-Arts, Valérie Favre affirme pourtant être une « une paresseuse qui se cache ».
A Berlin, une ville « underground dans laquelle les choses arrivent spontanément », mon interlocutrice aime à dire « qu’elle ne vit pas grand-chose. J’ai choisi mon existence qui est assez recluse et préservée du monde. » Sauvage à temps partiel, « je suis tellement habitée par ce que je fais que je n’ai plus besoin de rien : que ce soit consommer ou avoir une voiture. »
Actrice provisoire
Née en 1959 à Evrilard en Suisse, Favre décide très vite de quitter le charme discret des prairies helvétiques « Nul n’est prophète en son pays. La Suisse était trop petite, moi je voyais Paris comme le temple de la culture. » Sans même passer son bac, « cela m’a longtemps complexée et je compensais par le travail ou la passion », elle file vers l’Hexagone. Direction les planches des théâtres parisiens. « Quand on est jeune, on n’a rien à dire, on est un peu bête : or il faut de la maturité et savoir supporter la solitude pour peindre. »
A 20 ans, plongée dans la faune du 7ème art, elle pétrit la vie, emmagasine les rencontres et multiplie les expériences. « Un jour, j’ai eu la chance d’être en face de Jean-Luc Godart : nous avons discuté très simplement et j’ai pris 10 ans de leçon de vie. » Avant d’ajouter, lucide : « les rencontres qui m’ont le plus marquées sont celles d’inconnus. »
Quatre ans de courts-métrages et de pièces de théâtre plus tard, pile au moment où sa carrière commence à décoller, Favre prend un virage inattendu : elle abandonne tout. « Je sentais bien au fond que je n’étais pas habitée par le démon de l’acteur », justifie t-elle aujourd’hui. « Et puis j’avais envie de raconter des histoires, ce que le métier de comédien ne me permettait pas ». Dans la nécessité de gagner à nouveau sa vie, elle admet avec humour avoir « fait beaucoup de merde ». Favre écrit un temps, notamment dans la revue pour enfants ‘Je bouquine’ avant de reprendre ses bonnes vieilles habitudes, « celle de tenir un pinceau dans ma main ».
En 1987, elle participe à l’Usine Ephémère, un projet qui vise à convertir des friches industrielles parisienne en centres de création contemporaine : saisissant l’opportunité, Favre essaie de développer son réseau, même si elle refuse toute sorte de « mondanités. ». Et apprend qu’en peinture, comme dans la vie, « il faut savoir prendre son temps car tout vient naturellement. » 1996 : elle part exposer à Berlin : c’est le coup de foudre pour la ville « beaucoup plus aventureuse que Paris même si la culture underground y est moins présente qu’après la chute du mur. » Favre y pose ses chevalets.
Business émotionnel
L’Allemagne serait-elle le nouvel eldorado des peintres ? « Le marché allemand est plus à l’écoute des artistes et les mécènes comme les collectionneurs y sont plus actifs, » analyse Favre. « Alors qu’en France, il y a une sorte d’auto flagellation permanente. » Selon elle, « être Européen aujourd’hui n’est pas forcément la meilleure carte de visite pour un artiste. La Chine et le Maghreb engendrent des talents prometteurs. Les jeunes artistes doivent de toute façon bouger et se frotter à d’autres cultures. »
Favre étend ses longues jambes avant de se lever : l’heure est au nettoyage de son matériel de peinture. Du fonds de l’atelier assombri, j’entends sa voix claire résonner : « C’est vrai que le milieu de l’art contemporain ressemble à un micmac souvent proche du business. Et puis l’art est fait pour les riches, pour ceux qui ont les moyens de réfléchir. »
Favre ajoute ensuite, sans fausse pudeur : « être artiste aujourd’hui est devenu un concept bien huilé, loin de l’époque de Van Gogh. Si de nombreux artistes crèvent la faim, certains sont de grosses machines. Jeff Koons par exemple a son propre staff d’assistants qui peignent pour lui. » La frontière entre imposture et réalisme devient très ténue. « L’artiste doit être pragmatique tout en n’hésitant pas à mouiller sa chemise, » juge Favre. « Même si peindre reste un choix émotionnel : je travaille de manière très romantique jusqu’à un certain point. Tout est question d’équilibre.»
Pinceau phallus
Avec sa série sur les ‘Lapines Univers’, entamée en 99 et représentant une « femme animale entre Lara Croft et la Bunny Girl de Playboy », Favre revendique son penchant féministe –« il faut l’être » dit-elle. « J’utilise cette ‘la-pine’ comme un phallus. » Une revanche sur les artistes misogynes ? « Bien sûr que la peinture est un milieu assez machiste : c’est un médium sale, lent et compliqué qui a en plus perdu de sa gloire, détrôné par la vidéo ou les installations. Si j’éprouve beaucoup de plaisir à toucher la matière et mélanger les couleurs, il est difficile de rivaliser avec les hommes en terme de puissance physique nécessaire pour maîtriser ce medium », explique t-elle longuement. « Alors il faut biaiser : en faire moins mais de façon plus pertinente. »
De la vague provoc, elle dit que « tout a été vu : de l’urinoir de Duchamp au meurtre d’animaux. Je crois qu’il faut chercher sa propre singularité et la bonne attitude pour l’exprimer. » La progression dans son travail est constante : « nous les artistes sommes des traducteurs. Avec l’expérience, je vois plus clair dans ma tête et mes idées ‘follettes’, je sais de mieux en mieux comment les exprimer. » Mutine, Favre finit par se planter face à sa dernière toile et lâche : « finalement, je me sens plus metteur en scène que peintre ».
Valérie Favre a exposé avec la Fondation Hippocrène dans le cadre de "Propos d'Europe V"
01 février 2008
28 janvier 2008
26 janvier 2008
23 janvier 2008
14 janvier 2008
Berlin
Berlin, je rêvais d'y aller un jour...découvrir un lieu chargé d'histoire.
l'art contemporain y fleurit un peu plus chaque jour.





























Convaincus que les sympathisants d’Amnesty International seront touchés























































