21 février 2008

1989, Bordeaux
gouache sur papier
apprentissage de la peinture!!!

inspirée par les impressionnistes...et impressionnée aussi !!
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d'après DE Vlamynck...enfin je crois
1989. Bordeaux
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1989.... période de découverte de la possibilité de s'exprimer , pour s'amuser, ou tuer le temps, de la gouache et des pinceaux et accessoirement du papier!!

d'après Chagall...

petite précision...En 1989, j'ai pas 10ans..Mais 26!!!
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1989
découverte de la gouache et des pinceaux...et de l'envie de peindre... D'après un peintre impressionniste dont j'ai oublié le nom!!!
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premiers essais ...gouache sur canson
d'après ...peintre impressionniste (celui ou celle qui retrouve le nom de ce peintre aura droit à un sourire!!) je ne me souviens plus du nom du peintre!!!
1989
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tea time!!




sachets de thé et feutres

15 février 2008

fais ta vie, et n'attends rien des autres
fais ta vie, loin des mauvais apôtres
débarasse toi des préjugés, des conseils, des idées reçues
qu'il ne faut pas recevoir
regarde, écoute, médite
compare et pars
crois d'abord
si tu as de la chance de croire en quoi que cesoit
cultive ta foi
prend conscience du privilège qu'elle te confère
de la force inouïe qu'elle te donne
ce qu'il y a de merveilleux dans la foi
c'est le pouvoir de se dépasser
de se donner à fond librement
et de lutter pour monter
pour monter avec des ailes
car tout lemonde a des ailes alors vas- y
déploie les tiennes toutes neuves
monte et tu verras comment c'est émouvant
poignant, ennivrant d'être haut dans le ciel
dans la vraie lumière
loin de ceux qui ne sontplus que de minuscules tâches noires sur le sol gris
loin de ceux qui rampent sans jamais avoir essayéde faire autre chose
et se contentent de leur insuffisance et de leur paresse qu'ils transforment en humilité
parfois au génie méconnu
tout cela bercé de regrets éternels,
de "si j'avais su " et autres fariboles auxquelles une fausse morale apporte son adhésion
alors oui , décide hardiment de ta vie, sois maitre de ton sort, de ton essor,
en dépit des critiques de ceux qui croient avoir raison, dans la mesure où ta façon de voir , de vivre, les dérange
fais dérailler le train-train sans joie de leur petite routine
jusqu'au jour, où ton rayonnement leur fait du bien
les guérit de leurs angoisses cachées
les libère de leurs démons funèbres, pourrissant derrière des portes fermées dans des couloirs sans issues.
Ce jour là , je te l'affirme, tu auras gagné, gagné sur toute la ligne
oui garde ta foi, garde la toujours dans ton coeur sans chercher la raison
la raison peut se tromper , le coeur est infaillible.
Charles TRENET

10 février 2008

Il y a un an , je découvrais cette merveilleuse exposition au Musée Van Gogh à Amsterdam..."Van Gogh et les expressionnistes"

après sa mort, en 1890, Vincent Van Gogh, qui n'avait vendu qu'une toile de son vivant, a influencé toute une génération d'artistes.

En France: Derain, Vlaminck, Matisse, que l'on appellera bientôt les «fauves». En Allemagne et en Autriche, les futurs expressionnistes sont emballés, comme le montre l'exposition d'Amsterdam: Kirchner, Heckel, Kandinsky, Klee, Klimt, Kokoschka, mais aussi Egon Schiele, jeune peintre surdoué, à l'existence fulgurante. Ces artistes transforment en mythe l'histoire tragique de Van Gogh. Sa technique, fondée sur la nervosité de la touche, l'exagération des lignes et des couleurs, leur permet de rendre l'expression des sentiments et des émotions. Alors que s'exacerbent les tensions qui mèneront à la Première Guerre mondiale, ils trouvent dans cette peinture exaltée une manière de restituer leurs propres angoisses.
Les tableaux

Vingt-cinq années séparent les Tournesols, réalisés par Van Gogh en 1889, des Tournesols fanés peints par l'Autrichien Egon Schiele en 1914. La filiation est évidente, même si les premiers irradient de lumière alors que les seconds exhalent le deuil et la tristesse.
Les motifs

Les couleurs vives de la palette de Van Gogh ont moins retenu l'attention d'Egon Schiele que les lignes et les contours, contrairement à la plupart des expressionnistes. Les Tournesols fanés, sorte de grands yeux vides et noirs, en sont l'illustration. Les fleurs et les feuilles lourdement ourlées de noir accentuent le caractère lugubre de la scène. Le soleil lunaire qui se profile dans le fond évoque le crépuscule d'un monde qui s'effondre.
L'interprétation


Aux antipodes du tableau solaire de Van Gogh, celui de Schiele - appelé aussi Soleil d'automne - apparaît comme le symbole de la souffrance humaine dans une Europe dévastée par la guerre. L'Autrichien fait partie des artistes qui se sont identifiés à Van Gogh, endossant le rôle de martyr de l'art moderne. Il ne se suicidera pas, mais, comme Vincent, il mourra jeune, de la grippe espagnole, à 28 ans.

Van Gogh et les expressionnistes. Musée Van Gogh d'Amsterdam.

03 février 2008

femme, peintre , mère....

Est il encore si difficile, au XXI siècle de créer en tant que femme et ...mère?

Peindre n'est il alors qu'un loisir? pour faire plaisir à ceux qui nous le demande on dira oui, pour les autres on expliquera que c'est une passion qui se niche au fond du ventre et que l'on fait vivre...une fois les courses finies, le ménage terminé, les enfants couchés....Les week ends de rare liberté...

Et puis vient le temps des possibilités: expositions, présentation, partage...

Et la question , la première question "alors tu as vendu?..."...Mais jamais "ils ont aimé?...", "... combien sont venus voir...?, "Comment t'est venue cette idée..." etc etc...

Femme peintre? Femme créatrice? Femme imaginative?

Mère poule? Mère responsable? Mère pressée...

Femme, mère qui peint?

Mère femme qui peint?

Mère qui peint?

Qui peint?

Peint....

oui...


Mon Dieu que c'est difficile de créer, d'aimer, d'élever....

Mon Dieu que c'est cruel d'être encore dominé par le masculin...

Un peintre? Une peintre?

Un artiste? Une artiste?

Et que c'est doux de mettre les mains dans les couleurs, dans l'encre, dans l'huile, dans les pigments.... De se demander ce qui va arriver lorsque le pinceau se met à danser sur la toile...Sans réellement savoir ce qui va se passer, quelle surprise va surgir du grattement du couteau sur la matière déjà en place...

Homme ou femme la surprise est toujours là, cruelle, désespérante parfois, sublime aussi ....


Mon Dieu que c'est difficile d'être femme, peintre , mère...

02 février 2008

Frida Kahlo

témoignages, femme et peintre...

Valérie Favre, comédienne acrylique

Valérie Favre, 47 ans, est une artiste d’origine suisse qui travaille à Berlin après avoir longtemps vécu à Paris. Actrice devenue peintre, elle aime mettre en scène sur la toile ses expériences.
Valérie Favre devant sa dernière toile (VF) Valérie Favre devant sa dernière toile (VF)
Les éclairs illuminent l’atelier sombre : l’eau tambourine puis ruisselle sur les larges baies vitrées. Au loin, les grondements de tonnerre font danser Berlin. L’orage s’est invité sur Prenzlauer Berg, le quartier branché et arty de la capitale allemande. « Quelle violence ! J’espère que cela ne va pas durer. » Vêtue d’un simple jean et tee-shirt tachetés de peinture, les cheveux négligemment relevés, Valérie Favre déambule parmi les pots de peinture éventrés et les toiles. La mince silhouette revient ensuite se pelotonner dans un vieux fauteuil en cuir, une bière à la main.

Mon hôte a le regard pétillant et une allure nonchalante qui contraste avec sa productivité et sa renommée dans le milieu de l’art contemporain. Successivement actrice, peintre puis professeur aux Beaux-Arts, Valérie Favre affirme pourtant être une « une paresseuse qui se cache ».

A Berlin, une ville « underground dans laquelle les choses arrivent spontanément », mon interlocutrice aime à dire « qu’elle ne vit pas grand-chose. J’ai choisi mon existence qui est assez recluse et préservée du monde. » Sauvage à temps partiel, « je suis tellement habitée par ce que je fais que je n’ai plus besoin de rien : que ce soit consommer ou avoir une voiture. »

Actrice provisoire

Née en 1959 à Evrilard en Suisse, Favre décide très vite de quitter le charme discret des prairies helvétiques « Nul n’est prophète en son pays. La Suisse était trop petite, moi je voyais Paris comme le temple de la culture. » Sans même passer son bac, « cela m’a longtemps complexée et je compensais par le travail ou la passion », elle file vers l’Hexagone. Direction les planches des théâtres parisiens. « Quand on est jeune, on n’a rien à dire, on est un peu bête : or il faut de la maturité et savoir supporter la solitude pour peindre. »

A 20 ans, plongée dans la faune du 7ème art, elle pétrit la vie, emmagasine les rencontres et multiplie les expériences. « Un jour, j’ai eu la chance d’être en face de Jean-Luc Godart : nous avons discuté très simplement et j’ai pris 10 ans de leçon de vie. » Avant d’ajouter, lucide : « les rencontres qui m’ont le plus marquées sont celles d’inconnus. »

Quatre ans de courts-métrages et de pièces de théâtre plus tard, pile au moment où sa carrière commence à décoller, Favre prend un virage inattendu : elle abandonne tout. « Je sentais bien au fond que je n’étais pas habitée par le démon de l’acteur », justifie t-elle aujourd’hui. « Et puis j’avais envie de raconter des histoires, ce que le métier de comédien ne me permettait pas ». Dans la nécessité de gagner à nouveau sa vie, elle admet avec humour avoir « fait beaucoup de merde ». Favre écrit un temps, notamment dans la revue pour enfants ‘Je bouquine’ avant de reprendre ses bonnes vieilles habitudes, « celle de tenir un pinceau dans ma main ».

En 1987, elle participe à l’Usine Ephémère, un projet qui vise à convertir des friches industrielles parisienne en centres de création contemporaine : saisissant l’opportunité, Favre essaie de développer son réseau, même si elle refuse toute sorte de « mondanités. ». Et apprend qu’en peinture, comme dans la vie, « il faut savoir prendre son temps car tout vient naturellement. » 1996 : elle part exposer à Berlin : c’est le coup de foudre pour la ville « beaucoup plus aventureuse que Paris même si la culture underground y est moins présente qu’après la chute du mur. » Favre y pose ses chevalets.

Business émotionnel

L’Allemagne serait-elle le nouvel eldorado des peintres ? « Le marché allemand est plus à l’écoute des artistes et les mécènes comme les collectionneurs y sont plus actifs, » analyse Favre. « Alors qu’en France, il y a une sorte d’auto flagellation permanente. » Selon elle, « être Européen aujourd’hui n’est pas forcément la meilleure carte de visite pour un artiste. La Chine et le Maghreb engendrent des talents prometteurs. Les jeunes artistes doivent de toute façon bouger et se frotter à d’autres cultures. »

Favre étend ses longues jambes avant de se lever : l’heure est au nettoyage de son matériel de peinture. Du fonds de l’atelier assombri, j’entends sa voix claire résonner : « C’est vrai que le milieu de l’art contemporain ressemble à un micmac souvent proche du business. Et puis l’art est fait pour les riches, pour ceux qui ont les moyens de réfléchir. »

Favre ajoute ensuite, sans fausse pudeur : « être artiste aujourd’hui est devenu un concept bien huilé, loin de l’époque de Van Gogh. Si de nombreux artistes crèvent la faim, certains sont de grosses machines. Jeff Koons par exemple a son propre staff d’assistants qui peignent pour lui. » La frontière entre imposture et réalisme devient très ténue. « L’artiste doit être pragmatique tout en n’hésitant pas à mouiller sa chemise, » juge Favre. « Même si peindre reste un choix émotionnel : je travaille de manière très romantique jusqu’à un certain point. Tout est question d’équilibre

Pinceau phallus

Avec sa série sur les ‘Lapines Univers’, entamée en 99 et représentant une « femme animale entre Lara Croft et la Bunny Girl de Playboy », Favre revendique son penchant féministe –« il faut l’être » dit-elle. « J’utilise cette ‘la-pine’ comme un phallus. » Une revanche sur les artistes misogynes ? « Bien sûr que la peinture est un milieu assez machiste : c’est un médium sale, lent et compliqué qui a en plus perdu de sa gloire, détrôné par la vidéo ou les installations. Si j’éprouve beaucoup de plaisir à toucher la matière et mélanger les couleurs, il est difficile de rivaliser avec les hommes en terme de puissance physique nécessaire pour maîtriser ce medium », explique t-elle longuement. « Alors il faut biaiser : en faire moins mais de façon plus pertinente. »

De la vague provoc, elle dit que « tout a été vu : de l’urinoir de Duchamp au meurtre d’animaux. Je crois qu’il faut chercher sa propre singularité et la bonne attitude pour l’exprimer. » La progression dans son travail est constante : « nous les artistes sommes des traducteurs. Avec l’expérience, je vois plus clair dans ma tête et mes idées ‘follettes’, je sais de mieux en mieux comment les exprimer. » Mutine, Favre finit par se planter face à sa dernière toile et lâche : « finalement, je me sens plus metteur en scène que peintre ».



Valérie Favre a exposé avec la Fondation Hippocrène dans le cadre de "Propos d'Europe V"