28 janvier 2007

Chagall et Tériade musée Matisse (le Cateau cambrésis )




Aujourd'hui , avec Juliette, nous sommes allées au Cateau Cambrésis au Musée Matisse, voir une exposition sur Chagall.... Une pure merveille...




Présentation de l’exposition
Chagall et Tériade L’empreinte d’un peintre


Chagall : la donation d’Alice Tériade

Dans le cadre de l’opération Feuille à Feuille qui rassemble 12 expositions sur le thème des collections de gravures des musées du Nord-Pas de Calais, le Musée départemental Matisse du Cateau-Cambrésis a choisi de mettre en valeur les livres gravés par Marc Chagall et édités par Tériade provenant de la donation qu’Alice Tériade a faite au musée en 2000. Madame Tériade a en effet choisi le Musée départemental Matisse pour recevoir l’ensemble des 27 livres édités par Tériade avec les plus grands artistes du XX° siècle, les 500 gravures originales issues des publications et les 26 numéros de Verve, une des plus belles revue d’art du XXe siècle.

Chagall inédit

Les Âmes mortes, texte de Nicolas Gogol, 1948,
Les Fables de la Fontaine, 1952,
La Bible, 1956,
Daphnis et Chloé, texte de Longus, 1961,
Cirque, texte de Chagall, 1967

Le musée expose, pour la première fois dans leur quasi totalité, les cinq livres réalisés par Chagall et édités par Tériade qui condensent tous les thèmes que privilégiera Chagall : Les Âmes mortes, texte de Nicolas Gogol, 1948, Les Fables de la Fontaine, 1952, La Bible, 1956, Daphnis et Chloé, texte de Longus, 1961, Cirque, texte de Chagall, 1967, les éditions de Verve réalisées avec les œuvres de Chagall dont celui sur Les Contes de Boccace de la Bibliothèque de l’Arsenal.

L’exposition présente les livres déployés presque dans leur totalité accompagnés, pour de nombreuses planches, des gouaches préparatoires : pour les Fables, Daphnis et Chloé, La Bible, des essais inédits des gravures pour la Bible avec les repentirs et les reprises, de peintures faites pendant les voyages en particulier en Palestine, en Russie, ou sur les thèmes des amours de Daphnis et Chloé et du Cirque. Le parcours inédit dans les livres illustrés de Chagall montre qu’ils furent la préoccupation de toute une vie provoquant des bouleversements importants dans son parcours d’artiste.

L’exposition a pour vocation de montrer le travail d’illustrateur et de graveur de Chagall, son rapport avec des livres qui donnèrent naissance à des ouvrages d’une qualité exceptionnelle mais aussi la relation entre le peintre et son éditeur, avec Ambroise Vollard jusqu’en 1939 puis avec Tériade à partir de 1948.

Ambroise Vollard, marchand et éditeur d’art, commande à Chagall en 1923 l’illustration d’un grand livre de la littérature russe. Chagall choisit les Âmes mortes de Gogol dont les thèmes lui sont familiers. Les planches tirées à l’eau-forte traduisent, dans un graphisme très original, la vie en Russie avec des personnages truculents et des situations pittoresques. C’est après un voyage en France en 1926, que Chagall illustre les Fables de La Fontaine avec 100 gouaches représentant des scènes campagnardes gravées à l’eau-forte et pour certaines rehaussées de gouache.
Le peintre commence l’illustration de La Bible en 1931. Il part pour la Palestine et fait une centaine de gouaches préparatoires sur un de ses thèmes préférés. Il choisit d’illustrer l’histoire du peuple hébreu à travers la vie de ses pères fondateurs : les Patriarches, les Rois et les Prophètes. Les planches sont ensuite tirées à l’eau-forte. Ce livre monumental ne sera édité par Tériade qu’en 1956.

Tériade, l’un des propagateurs de la couleur dans les grands livres de peintres de l’après guerre, propose à Chagall l’illustration du poème hellénistique de Longus Daphnis et Chloé. Chagall effectue alors deux voyages en Grèce pour en capter avec justesse la lumière et les couleurs. Il réalise 42 gouaches remplies d’une poésie fraîche et naïve à partir desquelles seront tirées les planches en lithographie.

En 1956 Chagall est invité au Cirque d’hiver pour assister aux prises de vue pour le film The Big Circus qui sortira à New York en 1959. A cette occasion, il exécute des esquisses qui serviront à la réalisation du Grand Cirque de 1956 dont il reprend certains éléments –acrobates, jongleurs, écuyères, clowns pour l’illustration du livre pour lequel il écrit le texte. Les illustrations gaies et colorées contrastent avec le texte sombre et profond. Il reflète la magie du spectacle. Les acteurs, au destin souvent tragique et torturé, se parent de leurs habits de lumières pour offrir au spectateur des moments d’intenses émotions. Pour l’artiste, la piste du cirque est semblable à la comédie de la vie.


4 commentaires:

arnolux a dit…

J'aime beaucoup Chagall mais préfère Matisse que j'avais eu la chance de voir à Beaubourg ... il y a ... ouh la la ... 15 ans de cela.
Depuis je ne me bouge plus beaucoup et j'avoue, qu'en lisant ton billet j'ai de nouveau l'envie de revoir des expositions.

nicole a dit…

je vis ds une ville très dynamique et plein de choses se passent en matière d'expos...Mais je ne bouge pas assez , prise par le quotidien qui fatigue bien.
J'ai un projet d'expo à Roubaix en 2007; j'ai un rv très prochainement (hé... le jour de mon anniv!!!) je te tiendrai au courant ...le Luxembour Lille 4 h de voiture!!!
cette expo de Chagall est très réussie

arnolux a dit…

Je suis comme toi ... je ne bouge pas assez car que ce soit Paris, Bruxelles ou même Lille, rien n'est vraiment loin.
Luxembourg propose aussi de belles expostions et même ici je ne bouge pas ... je vais sortir de l'hibernation et si tu exposes, je viendrais voir ... tout sur !

nicole a dit…

l'hibernation j'y suis en plein dedans!! je crée peu je gribouille rien de très concret mais ça cogite la dedans !!!