28 octobre 2007

Festival de Jazz de Tourcoing


Richard Galiano et Archie Shepp



hier soir, Théâtre municipal de Tourcoing... Richard Galliano et Archie Shepp...UN très beau moment de jazz...

Archie Shepp, originaire de Floride, commence sa carrière avec Cecil Taylor. Très vite, il devient l’un des fondateurs du « Free Jazz », avec des titres comme « Mama Too Tight ». Son amour du soul et du blues ne lui viennent que plus tard, alors qu’il dirige le big band Attica Blues. L’artiste afro-américain a su ouvrir ses horizons pour développer plusieurs talents, il est au fil des années devenu saxophoniste ténor, soprano, pianiste, chanteur, compositeur de jazz et même dramaturge !

Son succès l’a amené à enregistrer avec les plus grands noms, comme John Coltrane, Billy Higgins, Lester Bowie ou encore Paul bley. Plus que ces différentes aptitudes musicales, ce qui a réellement lancé la carrière d’Archie Shepp reste son timbre de voix et son style étonnant : ses musiques se caractérisent par des phrases piquantes, accompagnées de dénivelés de notes ahurissants et une totale puissance expressive.

Depuis quelques temps, l’artiste tourne dans le monde entier, accompagné de son quartet, composé de Wayne Dockery (basse), Tom Mc Clung (piano) et Steve Mc Craven (Batterie). Il a aussi participé à l’enregistrement d’ « Identité en crescendo » de Rocé, un rappeur français tombé sous le charme du free jazz de Shepp.


Richard Galliano est né à Cannes dans une famille de musiciens (son père travaille alors comme professeur d’accordéon). C’est donc tout naturellement qu’il se tourne vers cet instrument à l’âge de 4 ans, avant de se mettre au trombone. Il revient assez vite vers son instrument d’origine, bravant avec courage le manque de sérieux que l’accordéon inspire alors aux différents producteurs. Loin de se formaliser, Richard Galliano persévère dans l’accordéon, commençant par jouer de la variété, puis l’introduisant dans le milieu jazz avec ses amis Daniel Goyone et Bunny Brunel.

Après des années d’ironie dans les regards face à cet instrument, son talent fini par payer. Il collectionne alors les prix de concours, monte à Paris et y fait une carrière remarquée. Dès lors il se produit aux côtés de nombreux jazzmen comme Eddie Louiss, Daniel Goyone, Michel Portal, ou encore Joe Zawinul. Richard Galliano, avec l’appui d’Astor Piazzolla, fut aussi le fondateur de la « New Musette » : « aujourd’hui, je crée le New Musette car j’estime que l’on ne doit plus jouer cette musique comme en 1930 et je joue cette musique en y mêlant mes plus fortes influences : Piazolla, Coltrane, Bill Evans, Debussy, … ».

Nombreux sont ceux qui l’accompagnent depuis quelques années dans ses aventures musicales, notamment Bireli Lagrene, Didier Lockwood, ou encore Michel Portal. Gary Burton a su se rendre célèbre dans l’univers musical grâce à l’amour qu’il offre à son instrument de prédilection : le vibraphone.

Après avoir appris le maniement de cet instrument dès l’âge de sept ans, il a développé un jeu à quatre baguettes impressionnant, lui valant aujourd’hui une reconnaissance dépassant largement la sphère du jazz...

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