25 décembre 2005

musique

J'ai rarement parlé de la façon dont je travaille, dont je peins.
C'est rarement dans le silence mais ça arrive. Ce sont des moments de grande douceur, avec soi même, avec la toile, les pinceaux... Des tas d'images arrivent, des émotions qui se nichent au fond du ventre.
Bien souvent c'est la musique qui m'emporte, qui va faire naître tels ou tels concepts, telles ou telles idées. Et pas n'importe quelle musique: la musique de l'est; tzigane, klezmer, jazz manouche et flamenca aussi.

Cette musique m'accompagne depuis plus de 20 ans. En 1983 j'ai découvert, en écoutant France Inter, quelques choses de fort, puissant , quelque chose qui m'était totalement inconnue : des chansons yiddish; c'était une pub pour les disques Ocora Radio France "chansons yiddish tendresses et rage" de Flammer, Moshe Leïser et G barreaux.
Avec mon ami de l'époque, Rachid , nous l'avons acheté et nous nous passions la cassette (à l'époque les cd n'existaient pas!) en boucle! Il s'agit de chansons populaires qui parlent bien souvent d'exil. Nous devions probablement, tous deux nous y retrouver.
Cette mélodie, entre mélancolie et fureur de vivre, joie, gaieté, tristesse m'accompagne: Bratsch, Goran Bregovic, Zaragraf, Kocani Orchestra, Taraf de Haïdouks, Louloudjine que j'ai pu écouter "en vrai" au bal tzigane de Villeneuve d'Ascq en 2002 avec qui j'ai pu échanger quelques mots, à l'époque le groupe n'avait pas de maison de disque ou en tout cas n'était pas distribué par les circuits classiques : le violoniste, "leader" du groupe était en rage!! Mais quel talent, quelle folie!!! Du bonheur.
et tous les autres: Urs Karpatt, Ostar Svdah runion, Boris Kovac...
Et puis le flamenca, le jazz manouche...

Chaque coup de pinceaux, de crayons, de pastels ressemblent à des notes de musiques, fines, lourdes, mêlées à de la mélancolie, du rêve, de la tristesse.
Chaque couleur a un rythme, une musicalité si on s'y attarde.
Mais je ne suis pas capable d'expliquer pourquoi tel ou tel choix à tel ou tel moment! je fais les choses rès souvent au hasard, au piff!! j'essaie, je recommence, je continue, je laisse reposer comme la pâte à crèpe!
Mais cette musique m'accompagne dans mes pas de danse lorsque je suis joyeuse ou que nous décidons avec mes enfants de danser ; ce sont des moments de bonheur dans notre petit appartement rempli de bazar, de toiles, de livres, de nounours, d'amour et de tendresse.

4 commentaires:

francis a dit…

en fait, c'est pour ça que votre appartement/atelier vous parait trop petit: parcequ'il est rempli d'amour et de tendresse...
plus sérieusement: vous avez la chance, vous, les artistes, de parler un autre langage. c'est un point commun que vous avez avec les musiciens...et les mathematiciens.
le peu que je vous connais me permet d'imaginer que vous n'auriez aucun mal à vous faire comprendre et à échanger avec je ne sais quelle tribu retirée du monde, tant votre besoin de vous exprimer semble fort, dans la vie comme dans votre peinture.il a cela de bien, et d'assez exceptionnel, qu'il ne semble pas né d'une frustration, comme c'est souvent le cas. ou alors la blessure est profondément enfouie et autant la laisser à sa place. donc, vous êtes surement plus apte -c'est là où je voulais en venir- à comprendre des langages (la musique) que d'autres qui peinent à déchiffrer les messages.
ça tient entre autre me disait mon psy de la sensibilité!!!
dernière chose, qui peut-être contribuera à étendre ma culture (qui en a bien besoin): existe-t-il une musique qu'on appelle le flamenca ou avez-vous fait deux fois en suivant une faute de frappe?

nicole a dit…

OUI la musique flamenca existe je cherche un truc ds mes cd et je vous fais parvenir ok?

nicole a dit…

le flamenco est une danse espagnole et une musique aussi comme vous le savez ! on dit aussi danse flamenca et musique flamenca! c'est pareil!!
et mon arrière grand mère était espagnole
olé!!!

nicole a dit…

mais je crois savoir que vous êtes vous même artiste ,non? Vous peignez ou avez peint? ALORS a quoi ressemblent ces oeuvres?